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PHILO - DISSERTATION
DEVELOPPEMENT

Introduction
Développement
Conclusion


-Une fois le problème posé (voir "problématique"), il vous revient de le traiter, de le développer.
Faire un plan, c'est tenter d'organiser et de présenter selon un certain ordre les idées, les exemples, les citations d'auteurs, les références à des ouvrages , les arguments,...
Aussi est-il utile de se demander avant toute chose combien de partie doit comporter le plan.

Adoptez le plan qui vous semble le plus commode pour organiser vos idées et vos arguments: 2, 3 ou même 4 parties, l'important est que chacune corresponde à un ensemble cohérent dans le traitement du problème.

-Il n'y a pas de plan magique; il faut simplement :
  • distinguer nettement les étapes: on traite tel aspect; puis tel autre, séparément.
  • progresser
  • articuler entre elles les étapes de la pensée par des transitions: indication d'un lien réel dans la réflexion
Le plan doit être matériellement visible par des alinéas, paragraphes, parties séparées. Mais on ne mettra aucun titre ou sous-titre, ni de numéro aux parties ou paragraphes.

RESPECTER LA REGLE: UNE IDEE = UN PARAGRAPHE

Construire le plan est une nécessité pour la pensée.

-Argumenter: la valeur d'une dissertation ne dépend pas de la nature de vos idées mais de la qualité de votre argumentation : c'est surtout cela qui est jugé et noté....

Argumenter, c'est aussi savoir alterner les exemples et les idées plus générales. A partir d'un exemple, il faut dégager une idée. Mais attention : le devoir ne doit pas se contenter d'être une succession d'exemples; l'exemple n'est qu'un point de départ, ce n'est pas un argument : il faut passer de l'exemple à l'idée.

La démonstration ayant pour but l'accès au vrai, on proscrira les tournures du genre "Je crois que...."; "A mon avis...."; "Pour moi....." (très modeste!); ce qui n'est vrai que "pour moi" n'intéresse que moi, pas celui qui me lit...

-Il n'y a donc pas de règles absolues en ce qui concerne l'organisation du plan (ce serait trop facile !). Beaucoup d'élèves se croient obligés d'adopter le fameux plan "thèse-antithèse-synthèse" et organisent alors en fait leur pensée ainsi: "oui - non - cela dépend".

-Le plan en 2 parties est cependant souvent le plus facile à manier; il est celui qui correspond le plus naturellement au mouvement d'une discussion (thèse - antithèse).
Attention cependant de ne pas opposer brutalement le contenu de la 1ère partie à celui de la seconde : elles risquent alors de s'annuler et de détruire le mouvement de la discussion. Pour éviter cela, si vous voulez vous opposer à une idée ou même à une thèse développée en 1ère partie, cherchez autant que possible à en faire la critique interne (tel argument peut être faible; telle doctrine peut contenir des présupposés qui sont faux,...). La seconde partie cesse alors d'être la négation pure et simple de la première pour en être le dépassement.

Puis on peut dépasser toutes deux pour les intégrer dans un nouveau développement.

Exemple : La vérité a-t-elle une histoire?
  • thèse: la vérité, éternelle, ne peut avoir d'histoire
  • antithèse: la vérité, liée aux hommes, dépend des circonstances et a donc une histoire
  • synthèse: la vérité, réalité même et fond éternel des choses, ne peut être atteinte que progressivement et semble donc avoir une histoire
  • -Autre type de plan : le plan progressif
    Il procède par approfondissement d'une notion, par production de différentes définitions de la notion envisagée, ou par examen de ses différents aspects.

    Exemple : "L"expérience nous instruit-elle?"
  • le plan peut être construit à partir des différents sens du terme "expérience", explorés successivement , en allant par exemple du plus concret au plus abstrait : l'expérience sensible immédiate / l'expérimentation / l'expérience morale / l'expérience métaphysique
  • Remarque: une combinaison des deux plans est souvent utilisée.

    -Les citations

    La citation n'a rien d'obligatoire, mais elle peut être utile....à condition de bien les utiliser...
    Conseil : éviter les citations décoratives, destinées à donner une allure philosophique à la dissertation (il ne faut pas prendre votre prof ou votre correcteur pour un --- !!).
    Une citation qui reste allusive, qui n'est pas commentée et analysée ne sert à rien.
    Les références en général ne servent pas à meubler une absence de réflexion. Une citation doit toujours marquer une convergence entre le propos de l'auteur cité et la démarche de votre pensée.

    La citation n'a de sens et d'intérêt que si :
  • elle s'intègre à votre propos et ne vient pas "comme un cheveu sur la soupe"
  • elle est l'occasion de formuler avec bonheur (!) une idée ou un enchaînement d'idées que vous avez du mal à exprimer.
  • La citation peut être utile :
  • pour introduire (l'introduction ou le début d'une partie)
  • pour conclure (conclusion ou fin de partie)
  • pour mettre en relief, souligner, accentuer un moment important
  • La citation doit donner l'impression au lecteur (et correcteur...) qu'elle vient naturellement.

    Une mauvaise utilisation d'un citation est pire que l'absence de citation

    Conseils pratiques:
  • assurez-vous que le texte ou la formule est bien de l'auteur auquel vous pensez: attribuer à Platon une phrase de Kant ferait mauvais genre...!
  • assurez-vous du texte exact que vous citez; si vous en êtes certain, n'oubliez pas les guillemets, et si vous en n'êtes pas certain , utilisez une formule du genre: "Selon Platon....." ou "Pour Descartes....."
  • si vous donnez le titre de l'ouvrage (ce qui n'est pas obligatoire), il faut le souligner (mais pas le nom de l'auteur, ni la citation elle-même!)


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