
La conclusion est un moment fort de la dissertation : ne la négligez pas sous prétexte qu'elle arrive en fin de copie. Essayez
, lors d'une épreuve, de vous garder entre 15 et 20mn.
-La conclusion le lieu où l'on trouve exposés des résultats de l'examen du problème.
Il faut cependant se garder de la prétention à résoudre définitivement le problème philosophique posé (de grands philosophes
ont passé leur vie à essayer de trouver des solutions ou explications...en vain...!)
Il s'agit donc plus modestement de r&assembler demanière synthétique les éléments de l'argumentation (récapitulation) afin
d'en tirer une réponse à la question posé.
La conculsion sera plus longue que l'introduction: elle doit montrer que le développement est progression. Cependant ne faites pas
une conclusion démesurée : la conclusion est un résultat; ne recommencez pas toute la démonstration...
-Répondre à la question posée n'implique pas que la réponse soit toujours nette et tranchée : répondre n'est pas prendre parti.
Devant certaines questions complexes,les réponses peuvent être mitigées. Cela dit, évitez la stratégie -bien que
prudente- qui consiste à ne pas répondre mais à trouver refuge dans un relativisme intégral (c'est à dire
des formules du genre "A chacun sa vérité", "Chacun pense à sa manière",...).
-Pour bien conclure, il faut :
dresser le bilan du développement: si ce bilan est contradictoire (thèse-antithèse) il faut poser les deux termes de la contradiction
ou de l'alternative: "d'une part......; d'autre part....." ou "D'un point de vue.....; mais d'un autre point de vue...." ou "Si, en première analyse, il apparaît que.....; à la réflexion, il apparaît
au contraire que...."
apporter une réponse claire à la question posée: si le bilan est contradictoire, il faut ou bien dépasser la contradiction -en montrant
par exemple que selon le sens qu'on donne aux mots du sujet, on peut effectivement soutenir les deux
points de vue; ou bien opter pour l'une ou l'autre des deux thèses en présence: si, de la thèse à l'antithèse,
la réflexion aprogressé, l'antithèse sera plus forte que la thèse et aura une valeur de réponse plus sûre.
Et renforcez éventuellement avec un argument supplémentaire gardé pour la fin.
-Important: à la fin de la conclusion, il n'est pas nécessaire, comme on le croit souvent, d'ouvrir le sujet sur des questions plus vastes;
ce procédé est souvent complètement artificiel et difficile d'ailleurs!
Le point final ne peut être un point d'interrogation que s'il correspond à un nouveau problème, autrement dit ne reconduit
pas celui que vous aviez à traiter et que ce nouveau problème soit réellement appelé par la réflexion que
vous venez de conduire sur le sujet posé.
-Enfin, si malgré des efforts réels, vous n'êtes pas parvenu à répondre au sujet, à résoudre
un problème, il vaut mieux en faire le constat honnête que de se cacher derrière une conclusion mal construite.
Si la question du sujet ne vous semble pas pouvoir recevoir de réponse, si
vous jugez qu'il s'agit d'une fausse question, si la réponse est suspendue à un autre problème que vous n'avez pu
examiner, expliquez tout cela en détail.
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