-Depuis le 18ème siècle, la science et la technique ne cessent de progresser; les effets bienfaisants de ces découvertes ne manquent pas: allongement de la durée de vie, essor des communications,...Mais leurs retombées peuvent aussi se révéler négatives, voire nocives avec la pollution, les armes nouvelles, des pratiques médicales douteuses,...
1. Dangers du progrès scientifique
-la science est destructrice autant que bienfaitrice : l'environnement souffre des méfaits dus aux techniques incontrôlées (cf pollution insidieuse détruisant la nature -pluies acides, gaz industriels asphyxiant les villes, déchets radioactifs enterrés dans le sol,..., Tchernobyl,...
-prolifération des armes = inquiétante, malgré l'absence de conflit mondial depuis 1945
-les innovations médicales risquent de transformer la vie, la mort et l'identité des hommes (cf l'insémination artificielle permettant à des couples stériles d'avoir un enfant, mais qui laisse dans les congélateurs des hôpitaux des ovules fécondés dont la destruction ou l'emploi posent des problèmes éthiques. Cf aussi les greffes et les trafics d'organes)
-le détournement des techniques vers des pratiques dangereuses ou immorales est difficile à éviter car favorise des intérêts économiques ou politiques très puissants
Ainsi les pesticides, engrais, hormones accroissent la productivité de l'agriculture et de l'élevage au détriment de la santé des humainsou de la terre
La société de consommation multiplie les objets jetables, difficiles à éliminer
-les intérêts et les comportements individuels ont aussi leur part de responsabilité : cf multiplication des voitures; abus de médicaments,...
=> Il faut être très optimiste pour penser que l'homme saura maîtriser la science par la sagesse de sa volonté. Les tentatives pour sauver la nature ou éviter des usages dangereux de la science se heurtent donc à d'importantes difficultés.
2. Les conditions des bienfaits de la science
Nécessité d'une prise de conscience générale et de tous les instants
-la réflexion sur le progrès doit précéder l'action (par exemple le gaspillage des matières premières peut être évité en privilégiant les énergies renouvelables / Dans le domaine médical: création d'un comité d'éthique en 1983 -en France- pour réfléchir aux implications futures des découvertes récentes
-coordination des efforts -au niveau individuel et international : les pressions de l'opinion en faveur de la protection de l'environnement ou de la qualité de la vie incitent les Etats à adopter des lois
-initiative et action : au sommet comme à la base
cf par exemple au niveau individuel le tri des ordures ménagères
cf par exemple au niveau collectif : imposer une taxe aux pollueurs qui servira à financer des actions en faveur de l'environnement
-de même l'abus de médicaments n'est évitable que par l'information et la responsabilisation des malades
-en matière d'éthique médicale: en France les restrictions apportées au phénomène des mères porteuses, l'encadrement de l'euthanasie ou des expériences faites sur les malades en état de mort clinique doivent veiller à conciler la liberté individuelle et les choix moraux d'une société entière. Car la recherche scientifique elle-même pose parfois des problèmes de conscience.
-la réduction des risques inhérents au développement des sciences dépend donc de facteurs divers et d'une collaboration complexe entre les différents acteurs.
=> Le progrès scientifique ne peut être stoppé. Mais croire que l'homme se montre spontanément sage dans son utilisation des techniques relève de la naïveté. Il ne se soucie du gaspillage, de la pollution que depuis l'apparition manifeste des effets négatifs de l'industrialisation. Les progrès dans la maîtrise du progès sont possibles et même réels depuis quelque temps. Une prise de conscience mondiale émerge.
Mais l'essentiel se fait et se fera grâce à la prise de conscience de chacun et par la volonté commune.