-S'intéresser à la définition, au but de l'enseignement : forger un individu / ouvrir les yeux et les esprits / faire découvrit le monde qui nous entoure mais aussi notre monde intérieur
Certes, à notre époque, chacun veut avant tout apprendre un métier (primauté de la pratique), mais l'enseignement doit aussi veiller à la formation de la personnalité, de l'esprit : éveiller la personnalité de chacun, apprendre à gérer des connaissances plus que d'inculquer des connaissances brutes (importance de l'enseignement livresque)
=> l'enseignement doit éviter un savoir trop formel (à partir des livres par exemple car dans e cas savoir trop pédant, coupé du monde) et veiller à ne pas tomber dans l'excès inverse d'une formation vidée de toute substance (c'est à dire basée uniquement sur la pratique, car enrichissement incompet de l'individu).
1. L'enseignement par les livres
Le livre transmet un savoir et suscite la réflexion => indispensable à l'individu
-le livre s'adresse à l'intelligence : c'est un véhicule du savoir. La lecture enrichit la culture. Le livre permet de connaître le passé et de omprendre le présent (par exemple c'est dans la fresque des «Rougon-Macquart» de Zola que l'on voit s'édifier le Paris du préfet Haussmann, avec ses larges avenues et ses grands magasins).
-La connaissance du présent s'acquiert aussi des les livres : pour prendre du recul, pour garder notre lucidité, pour éviter de céder aux modes et d'adhérer aveuglément aux idéologies,on a besoin des livres. Les oeuvres littéraires, par les symboles qu'elles contiennent,ou les personnages qu'elles campent, vont très loin dans la connaissance (par exemple les romans de Joyce Carol Oates nous apprennent plus sur les américains d'aujourd'hui que des voyages outre-Atlantique)
Car tout livre force à réfléchir. il nous oblige aussi à juger, à prendre parti
L'enseignement par les livres est souvent une démarche volontaire de l'individu (c'est lui qui va vers les livres) : cette démarche est déjà un signe de la volonté d'apprendre, d'enrichir sa personnalité, de combler sa curiosité.
Un savoir donc «personnel» en quelque sorte, mais indispensable à l'homme
-mais un enseignement jugé «inutile» pour beaucoup dans notre société où tout doit se faire vite, où tout est soumis à concurrence, à exisgence de rentabilité, où l'un des critères essentiels de reconnaissance est la réussite sociale, professionnelle=> bref, la pratique .
2. L'enseignement par la pratique : doit venir compléter utilement le savoir livresque
-acquérir une formation concrète pour s'intégrer socialement dans la société.
-acquérir concrètement un métier
-être proche des réalités de la vie réelle et les comprendre
-l'enseignement pratique permet de s'adapter à toutes les spossibilités offertes par les technologies modernes
(cf Rousseau «L'Emile ou l'Education» qui déjà voulait que son élève apprenne non dans des cours magistraux ou des livres mais au fur et à mesure de son contact avec le monde : la géométrie lorsqu'il voulait traverser une rivière, la géologie et la botannique dans ses promenades champêtres,....)
-l'enseignement par la pratique: donc pour acquérir une activité, un métier concret afin de trouver sa place dans la société, y être socialement intégré; pour aller à l'utile, à l'essentiel (ou tout au moins ce qui est reconnu comme tel, dans le monde actuel, où tout va vite, où il faut s'adapter à tout instant) => Enseignement donc indispensable pour simplement exister.
=> Mais est-cela l'unique but dans la vie? Etre uniquement reconnu comme professionnel? L'homme, pour un bon équilibre, ne doit-il pas chercher autre chose, quelque chose de plus «personnel», s'enrichir de connaissances «moins professionnelles ou pratiques» : c'est ce qu'on nomme pompeusement la culture et qui fait finalement une des grandes richesses de l'homme. Et cette culture s'acquiert pour beaucoup par les livres.
=> Indispensable de maintenir un équilibre entre les deux types d'enseignements; les deux devant s'associer. C'est de cette union que peut naître l'équilibre auquel aspire chacun; équilibre entre soi et le monde et ses semblables; équilibre aussi en soi-même.